Jeudi 9 juillet 2009
Par Espoir - Publié dans : pensée - Communauté : amis animaux et anticorrida
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009
L’exploitation à outrance de la forêt pousse les grands fauves à attaquer les villageois. Ceux-ci paient ainsi le prix d’abus économiques dont ils ne profitent même pas.

Il est 17 h 30 au village de Muara Medak, dans la province de Sumatra-Sud. Tamat, 40 ans, allume les lampes à pétrole pour éclairer sa maison. D’autres voisins se sont regroupés chez eux. Depuis deux mois, lorsque la nuit tombe, les habitants cessent toute activité à l’extérieur. Ils allument les lampes et verrouillent leurs portes. Neuf personnes – dont plusieurs braconniers qui abattaient des arbres – ont en effet été retrouvées sans vie, dévorées par des tigres dans la forêt près de leur village. Les villageois n’avaient jusque-là jamais connu de telles attaques en série. Nous n’avons jamais vu ces tigres, mais les faits sont là. Toutes ces attaques se sont produites la nuit. Nous avons peur, raconte Guntur, 35 ans. Quand le soleil se couche, le village ressemble à un hameau mort. Pas un habitant n’ose s’aventurer hors de chez lui pour aller jouer aux dominos avec ses voisins. Sur les cinquante familles qui vivaient dans le village, il n’en reste que vingt. Cinq des neuf attaques se sont produites dans une forêt qui s’étend sur 100.000 hectares aux confins des provinces de Sumatra-Sud et de Jambi.

Un autre conflit entre les tigres et les hommes s’est produit à Nagari Durian Tinggi, dans la province de Sumatra-Ouest. Fin février, Syarfuddin, un braconnier de 53 ans, a été pris par la police, alors qu’il s’apprêtait à vendre la peau et les os d’un tigre qu’il avait empoisonné. Selon le rapport du bureau d’action de préservation des tigres de Sumatra publié par le ministère des Forêts en 2007, 3 994 kilos d’os de tigre de Sumatra auraient été exportés illégalement vers la Corée du Sud entre 1970 et 1993. On pensait ce trafic terminé mais il continue, bien que les tigres se fassent rares.

Dans le village de Sungai Gelam, en plus de la forêt immense, on trouve quarante-deux puits de pétrole et plusieurs champs de gaz exploités par Pertamina [la compagnie nationale des pétroles indonésiens]. Mais cette richesse n’apporte aucune prospérité aux habitants du cru. Aucune route n’est asphaltée et beaucoup de maisons n’ont pas l’électricité. Et la situation a empiré depuis l’effondrement du prix des noix de palme. Les richesses naturelles profitent aux grosses compagnies, aux patrons des plantations, aux administrateurs locaux et aux bûcherons étrangers au village. Un grand nombre d’habitants de cette région sont en fait des migrants venus de Java-Est. Ils sont arrivés entre 1990 et 2001. Ils travaillent sur les plantations de noix de palme ou de latex. La région voit aussi déferler des bûcherons de Jambi ou de Palembang. Leur nombre a fortement augmenté depuis six mois avec l’implantation d’une compagnie de contreplaqué qui leur ouvre la voie pour couper des arbres dans une partie de la forêt qui est en théorie protégée, hors des limites de production où opère officiellement cette compagnie. Il y a aussi des étrangers à la région qui s’installent sur ces pans de forêt protégée lorsqu’ils sont dévastés et y plantent des palmeraies.

Gandhi disait que la terre contient assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. Il semblerait que ces attaques de tigres soient une vengeance contre ce pillage sauvage
Par Espoir - Publié dans : pensée - Communauté : amis animaux et anticorrida
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009
       C'est un petit village du kenya où vivent des femmes qui ont vécues le pire. Elles sont nos soeurs. Depuis janvier 2008 le petit village ne donne plus de nouvelles. Aidons celles qui sont nos soeurs parlez d'elles autour de vous. Un battement d'aile de papillon peut déclencher une tornade.


Dans la communauté Samburu, c’est toujours la femme qui travaille beaucoup. Elle se réveille tôt, vers 3h, elle travaille toute la journée et se couche tard vers 23h. L’homme, lui, dort quand il veut et autant qu’il veut. A son réveil, il réclame son petit déjeuner, sort éventuellement le bétail de l’enclos et va dormir sous un arbre. Le reste du temps, il joue avec ses amis, exige qu’on lui apporte la nourriture là où il se trouve. Après il dort, et de nouveau il demande de la nourriture. La femme fait tout, mais rien ne lui appartient. Parfois elle n’a même pas le droit de manger.

Cercles de colliers aux couleurs chatoyantes autour du cou, robes flamboyantes, la femme adossée à un tronc semble sortie d’une pub pour safaris. Elle est en réalité l’une des protagonistes de Umoja, le village interdit aux hommes. Ce documentaire émouvant de Jean-Marc Sainclair et Jean Crousillac nous livre les récits de ces femmes violées par des soldats britanniques, puis chassées par leurs maris ou bannies de leur communauté, qui se sont regroupées et ont créé en 1991 leur propre village Umoja (qui signifie unité en swahili).

La région, l’une des plus splendides du Kenya, attire effectivement de nombreux touristes en quête de nature. Pourtant qui, dans ces autocars bondés de visiteurs armés de caméras et d’appareils photos, soupçonnerait que Samburu abrite aussi l’une des histoires les plus insolites et les plus dramatiques du Kenya ? Mais cette histoire ne figure dans aucun guide.

Une prospérité enviée

Je vis ici depuis quinze ans à cause des militaires qui m’ont violée. Mais j’ai une vie bien meilleure qu’avant. Mon mari me battait, ne me respectait pas. Parties de rien, installées sur une terre asséchée, ces quelques 50 femmes, avec leurs 150 enfants, ont construit au fil des années une prospérité économique enviée dans toute la région. A leur tête, Rebecca Lolosoli, la matriarche et fondatrice du village. Femme de poigne, elle a elle-même fui les hommes de son village qui ne supportaient pas sa force de caractère et ne manquaient pas une occasion pour la rouer de coups. C’est elle qui a décrété que Umoja serait interdit à la gent masculine.

Fous de jalousie, ces derniers ont, dans un premier temps, campé en face de Umoja pour espionner leurs femmes et les attaquer. Ils ont aussi cherché à copier le modèle économique de ces dernières : les habitantes de Umoja avaient-elles monté un centre culturel, une boutique artisanale et un camping pour les touristes, le village rival masculin essayait d’en faire de même. Mais en vain. Tandis qu’Umoja prospérait, le village rival stagnait. Tant et si bien que les hommes s’en sont allés. Mais certains d’entre eux continuent leurs razzias sur le village féminin pour battre, enlever ou tuer leurs épouses rebelles. Les femmes de Umoja ont d’ailleurs engagé trois guerriers masaïs pour les protéger durant la nuit.

A Umoja, on n’excise plus les petites filles

Et Umoja n’a cessé de prospérer. Grâce aussi à l’aide internationale, des écoles ont été ouvertes pour les enfants et les mentalités ont commencé à changer. A Umoja, on n’excise plus les petites filles, on ne les marie plus à des vieillards, et les garçons aident leurs mères dans les tâches ménagères. Umoja s’est forgé une telle réputation que le village est devenu un lieu de refuge et de conseil pour les femmes battues ou maltraitées des villages alentour.

Honnie par les hommes du coin qui la perçoivent comme une menace, Rebecca Losoli a acquis une renommée internationale. Elle a été invitée à New York aux Nations Unies, à un sommet à Nairobi, en France, en Italie, au Canada – elle sera présente à Genève pour une rencontre avec le public après le film dimanche. Et elle a l’intention de se présenter au parlement kenyan.

Il existe beaucoup de programmes et de séminaires destinés aux femmes, mais il en faut absolument pour les hommes, explique la matriarche. Ce sont eux le principal obstacle au changement des mentalités. Chez nous, une femme n’a pas le droit de contester les dires d’un homme, même s’il est dans son tort. Cela doit changer. Avant, nous ne connaissions pas nos droits, car nous n’avions aucune éducation. C’est pourquoi nous faisons de l’école une priorité pour nos enfants. Nous apprenons aussi aux femmes à se respecter, à respecter leurs corps, notamment pour se protéger du sida. Elles doivent comprendre qu’elle sont en droit de refuser un rapport sans devoir craindre d’être battues ou violées. Elles doivent pouvoir posséder une terre afin de se nourrir ainsi que leurs enfants.

Dans la communauté Samburu, c’est toujours la femme qui travaille beaucoup. Elle se réveille tôt, vers 3h, elle travaille toute la journée et se couche tard vers 23h. L’homme, lui, dort quand il veut et autant qu’il veut. A son réveil, il réclame son petit déjeuner, sort éventuellement le bétail de l’enclos et va dormir sous un arbre. Le reste du temps, il joue avec ses amis, exige qu’on lui apporte la nourriture là où il se trouve. Après il dort, et de nouveau il demande de la nourriture. La femme fait tout, mais rien ne lui appartient. Parfois elle n’a même pas le droit de manger.

Cercles de colliers aux couleurs chatoyantes autour du cou, robes flamboyantes, la femme adossée à un tronc semble sortie d’une pub pour safaris. Elle est en réalité l’une des protagonistes de Umoja, le village interdit aux hommes. Ce documentaire émouvant de Jean-Marc Sainclair et Jean Crousillac nous livre les récits de ces femmes violées par des soldats britanniques, puis chassées par leurs maris ou bannies de leur communauté, qui se sont regroupées et ont créé en 1991 leur propre village Umoja (qui signifie unité en swahili).

La région, l’une des plus splendides du Kenya, attire effectivement de nombreux touristes en quête de nature. Pourtant qui, dans ces autocars bondés de visiteurs armés de caméras et d’appareils photos, soupçonnerait que Samburu abrite aussi l’une des histoires les plus insolites et les plus dramatiques du Kenya ? Mais cette histoire ne figure dans aucun guide.

Une prospérité enviée

Je vis ici depuis quinze ans à cause des militaires qui m’ont violée. Mais j’ai une vie bien meilleure qu’avant. Mon mari me battait, ne me respectait pas. Parties de rien, installées sur une terre asséchée, ces quelques 50 femmes, avec leurs 150 enfants, ont construit au fil des années une prospérité économique enviée dans toute la région. A leur tête, Rebecca Lolosoli, la matriarche et fondatrice du village. Femme de poigne, elle a elle-même fui les hommes de son village qui ne supportaient pas sa force de caractère et ne manquaient pas une occasion pour la rouer de coups. C’est elle qui a décrété que Umoja serait interdit à la gent masculine.

Fous de jalousie, ces derniers ont, dans un premier temps, campé en face de Umoja pour espionner leurs femmes et les attaquer. Ils ont aussi cherché à copier le modèle économique de ces dernières : les habitantes de Umoja avaient-elles monté un centre culturel, une boutique artisanale et un camping pour les touristes, le village rival masculin essayait d’en faire de même. Mais en vain. Tandis qu’Umoja prospérait, le village rival stagnait. Tant et si bien que les hommes s’en sont allés. Mais certains d’entre eux continuent leurs razzias sur le village féminin pour battre, enlever ou tuer leurs épouses rebelles. Les femmes de Umoja ont d’ailleurs engagé trois guerriers masaïs pour les protéger durant la nuit.

A Umoja, on n’excise plus les petites filles

Et Umoja n’a cessé de prospérer. Grâce aussi à l’aide internationale, des écoles ont été ouvertes pour les enfants et les mentalités ont commencé à changer. A Umoja, on n’excise plus les petites filles, on ne les marie plus à des vieillards, et les garçons aident leurs mères dans les tâches ménagères. Umoja s’est forgé une telle réputation que le village est devenu un lieu de refuge et de conseil pour les femmes battues ou maltraitées des villages alentour.

Honnie par les hommes du coin qui la perçoivent comme une menace, Rebecca Losoli a acquis une renommée internationale. Elle a été invitée à New York aux Nations Unies, à un sommet à Nairobi, en France, en Italie, au Canada – elle sera présente à Genève pour une rencontre avec le public après le film dimanche. Et elle a l’intention de se présenter au parlement kenyan.

Il existe beaucoup de programmes et de séminaires destinés aux femmes, mais il en faut absolument pour les hommes, explique la matriarche. Ce sont eux le principal obstacle au changement des mentalités. Chez nous, une femme n’a pas le droit de contester les dires d’un homme, même s’il est dans son tort. Cela doit changer. Avant, nous ne connaissions pas nos droits, car nous n’avions aucune éducation. C’est pourquoi nous faisons de l’école une priorité pour nos enfants. Nous apprenons aussi aux femmes à se respecter, à respecter leurs corps, notamment pour se protéger du sida. Elles doivent comprendre qu’elle sont en droit de refuser un rapport sans devoir craindre d’être battues ou violées. Elles doivent pouvoir posséder une terre afin de se nourrir ainsi que leurs enfants.

Par Espoir - Publié dans : pensée - Communauté : Utopia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Pour une petite libellule
Au coeur en virgule
Qui sait faire fleurir les coeurs
Et venir le doux bonheur.

Par Espoir - Publié dans : pensée - Communauté : Terre de lumiére
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Profil

Présentation

Rémunération de l'auteur

Créer un Blog

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus